jeudi 10 octobre 2013

De la Tierra : un supergroupe latino-américain

Il y a 8 ans, Andrés Giménez ex-chanteur du groupe de groove metal argentin A.N.I.M.A.L et Alex González de la fameuse formation mexicaine Maná voulaient monter un tribute band. Pas plus tard que l'année dernière, l'idée de faire des reprises de rock s'est transformé en un bel engagement quand ils ont fait appel à des amis en commun pour rejoindre le projet. D'abord, le bassiste Sr Flavio de Los Fabulous Cadillacs puis pour que ça prenne une dimension régionale, continentale et identitaire "portugnole" (mélange de portugais et espagnol), le poste de guitariste ne pouvait être occupé que par Monsieur Metal d'amérique latine, Andreas Kisser de Sepultura. 
De la terre latino-américaine nous viennent ces 4 excellents zikos, très populaire dans leur continent mais -presque-inconnus ailleurs. Le premier album, auto-produit, qui sortira le 5 novembre a été enregistré entre Buenos Aires, Guadalajara, Sao Paolo et Los Angeles. Un extrait est disponible sur la toile... Maldita historia.

www.delatierramusic.com

lundi 2 septembre 2013

Nouveau disque : Avulsed

Les vétérans du death metal espagnol Avulsed, viennent de sortir leur 6ème album chez le label Xtreem Music. Un album violent caractérisé par un son brut et assez direct qui a été produit par une référence nationale, Javi Felez et masterisé par une autre référence mondiale dans le genre, Dan Swano (Unisound studio en Suède). Le nouvel opus intitulé, Ritual Zombi, semble être un concept album autour des... zombies. On retrouve, d'ailleurs, des clins d’œil à d'autres légendes ayants marqués l'histoire du metal extrême avec cette thématique, dans les morceaux "Horrified by Repulsion", "Cannivegan Corpse" ou l'hommage fait au groupe Death, avec la super rapide reprise de "Zombi Ritual".

Pochette créée par Juanjo Castellano
Ce travail est doté de solides atouts pour séduire les fans de la première heure. L'album en entier est en écoute en streaming sur le site du magazine Terrorizer. Si tu aimes le DeathMetalOldSchoolUltraBourrin, clique sur ce lien !!!

Premier disque de Fura

La scène de Post rock espagnole se porte très bien. C'est un constat, et au risque de me répéter, depuis le succès critique (surtout) et commercial (plus ou moins) de Toundra, un bon nombre de groupes talentueux sortent de l'ombre et proposent à leur tour des albums bien élaborés, spécialement au niveau de la production sonore. La plupart de ces projets ont définitivement leur place dans le panorama du rock instrumental mondial. 
Le 2 septembre est la date de sortie physique et digitale du premier album de Fura. Un quartet de post rock de Majorque, formé en 2008 et qui a déjà édité un premier EP, Mustela Putorius en 2010.
Le dernier effort discographique contient six morceaux et a été enregistré cette année dans les studios Westline à Madrid et masterisé en Suède par Magnus Lindberg (Cult of Luna). 
L'album est en écoute intégrale ici. It's fresh.

Pochette illustrée par Candido Bellester et
dessinée par Tomeu Mulet. www.tomeumulet.com

samedi 24 août 2013

What An Alien Fest - le 7 septembre à Valencia

Avec les bons feedback récoltés lors de la tournée Bonecrusher fest et la sortie de leur second album, Will, Love, Life chez le label américain Victory Records, 2013 est sûrement une année marquante pour les français AsThey Burn. Les parisiens commenceront, en septembre, une tournée européenne d’un mois qui passera par Valence en Espagne le 7 septembre, dans le cadre du festival What An Alien. Un événement organisé par Blair Tour et célébré dans la salle L’assaig à Massanassa. As They Burn seront accompagnés par trois formations locales: Skill To KillRetrace the Lines et The Taste of Tragedy. L'entrée anticipée est de 8eur et 10eur sur place. Les organisateurs proposent aux fans la possibilité d'assister au soundcheck pour un meet and greet.


samedi 17 août 2013

Azkena Rock Festival - Live report 28/29 juin 2013

Vitoria- Pays basque. Le week end du 28/29 juin dernier s’est tenu la 12ème édition du festival Azkena Rock. Une affiche défendant et présentant, encore une fois, des choix de programmation variés et perspicaces des différents courants du ROCK, que ça soit hard rock, grunge, punk ou heavy rock traditionnel. Malgré le contexte de crise, un retard pour boucler l’affiche dû à l’indisponibilité des artistes, la réduction à deux jours au lieu de trois, l’équipe de l’Azkena a tout fait pour prouver la notion : "rock n’ roll will never die" et que l’esprit des années passées est fort et bien vivant pour assouvir la passion de ceux qui suivent ce rassemblement depuis ses débuts. Force est de constater que l’attitude rock n’est pas un mythe et que cela a permis de constituer une communauté dévouée composée de plusieurs générations de rockers assidus. 

Vendredi 28 : C’est au jeune groupe Quaoar qu’est revenu l’honneur d’ouvrir les festivités de cette édition. Le seul band du pays basque à être programmé lors de ces deux jours de l’ARF. Le groupe Quaoar est le gagnant du concours Villa Bilbao de l’année dernière. J’étais agréablement surpris de les voir headbanger et interpréter somptueusement leur court mais intense set sur la scène 1 (en hommage à Kevin Ayers, décédé cette année). Une bonne dose de Rock alternatif, avec une nette influence de grunge et de rock progressif entre Tool, Alice In Chains, Soundgarden ou encore Opeth. Premier groupe pour démarrer cette journée, première excellente découverte, à suivre.
The Sword - (Credits Photo Tricinty)

Juste après, les lyonnais The Socks ont envoyé un pâté monumental de Heavy-Rock seventies, « In your face ». Un timbre vintage enrichi d’un son de basse métallique et façonné avec le matos adéquat : Amplis Orange et Vox, Gibson, hammond, Rickenbacker. Bien évidemment ils ne se contentent pas d'accumuler les clichés old school mais plutôt de donner un coup de pied dans la fourmilière et prouver qu'il y a encore des idées à démontrer dans le genre. Certains puristes pourraient crier au plagiat mais, comme dans la mode, on sait bien qu’il est courant de faire du neuf avec du vieux. Les français se sont donnés à fond et le public, visiblement conquis, a su les accueillir chaleureusement. Une mention spéciale pour le titre Red Sun. Ils ont assuré une sorte de première partie pour The Sword sur cette scène 2, dédiée à Georges Jones. À l’instar de Black Sabbath, les texans The sword, dont la renommée n’est plus à faire, décuplent une puissance dans les passages lourds. C’est hyper précis. Après plusieurs tours, la machine metal stoner est bien huilée, prête à tout dévaster sur son chemin. Mais malgré les huit morceaux interprétés avec brio, j’ai eu un faible pour le show énergique de The Socks. Un autre groupe à suivre de près. D'ailleurs, ils feront leur première tournée espagnole en septembre. 
Entre les deux groupes susmentionnés, Sex Museum ont délivré un bon show Garage-rock digne de leur longue carrière. Ceux qui ne connaissent pas le groupe (comme moi), ont retenu de la prestation de ces madrilènes, la reprise mixée des Beastie Boys, Fight for your right et Smoke on the Water des Deep Purple.

L’annonce de la participation de M clan a provoqué des dissensions dans le public, mais ça n’a pas gêné les nombreux fans de profiter d’un excellent concert animé par un grand showman, Carlos Tarque, accompagné d’excellents musiciens flattés de participer pour la première fois au « meilleur festival de Rock en Espagne ». Le rock chanté en espagnol n’est pas ma tasse de thé, mais j’ai beaucoup apprécié le spectacle offert par ces vétérans du "Rock estatal". C’était le bon moment aussi pour d’autres personnes du public de faire une pause avant de pouvoir savourer le concert de The Black Crowes. Une date exclusive en Espagne cette année. Les frères Robinson et compagnie ont présenté un set d'environ 2 heures de rock de très haut niveau, repassant avec élégance les tubes Sting me, Hard to handle ou la ballade She talks to angels avec la nouvelle recrue Jackie Greene au mandole/guitare. Les fans ont eu droit à un passage d’improvisation hypnotique et de solos que même si c’était long et planant permettait de temporiser pour une deuxième partie du show tubesque. Magistral !
The Smashing Pumpkins (Billy Corgan & friends) continue de sortir des albums depuis sa réformation en 2006 et ce même après le succès mitigé de ses trois derniers albums. Ce concert n’allait pas faire l’exception concernant les critiques sur les nouvelles compositions avec ce nouveau line up. "Ils n’ont pas joué tel titre", "les nouveaux morceaux ont glacé l’ambiance", pouvait-on entendre autour de nous. Difficile de satisfaire tout le monde même pour un groupe légendaire de la taille de The Smashing Pumpkins. Oceania est un album personnel et différent des autres mais à mon avis certains passages ont carrément leur place dans le show du groupe. Un spectacle d’un peu plus de 1h20, était suffisant pour renouer avec les vrais fans, nouveaux soient-ils ou de la première heure dont les morceaux font partie de l’imaginaire, évoquant des réminiscences de leur adolescence et de leur passé.
The Smashing Pumpkins (Credits photo Tricinty)
Mis à part The Black Crowes, qui ont joué pour la deuxième fois à l’ARF, et qui ont, manifestement, une base de fans impressionnante dans le pays basque. Le meilleur accueil de la journée était pour The Sheepdogs, qui a remplacé Modest Mouse à quelques jours de cette date. Ils ont réussi à envoûter le public, certaines personnes ont bien bougé et dansé au son des canadiens d’autres sont resté scotchés durant tout le show. Une très chouette surprise.
Horisont ont clôturé la première journée avec leur sublime Heavy rock. Sans doute mon coup de cœur de la journée. Un pur voyage dans le temps. Tout est retrovintage (pour changer) : vestes en jean, Les instruments, le son,... Les echos de Thin Lizzy, Judas Priest, B.Sabbath, ou encore November montrent que le classic hard rock des 70’s est plus vivant que jamais et tant que des groupes comme Horisont seront actifs l’esprit des seventies ne mourra jamais. Hail to Sweden.
Horisont (Credits photo Tricinty)

Samedi 29 : Je me suis pointé un peu en retard pour le premier show. Le peu que j’ai vu donnait une bonne impression des British Heaven's Basement, groupe qui a ouvert le bal en cette deuxième journée.
Troubled Horse (Credits photo Tricinty)

Je ne voulais surtout pas rater, et sous aucun prétexte, Troubled Horse. Un projet parallèle de deux membres de Witchcraft, car les suédois étaient une des révélations de l’année dernière grâce à un excellent premier album, Step Inside. L’éternel revival seventies, soit, ils ont démontré qu’en Suède on ne fait jamais les choses à moitié. J’aurais préféré les voir plus haut dans le line up car il y avait peu de monde. La dextérité des guitaristes n’a laissé personne indifférent. Du protoblues rock avec des airs de stoner psyche. C’était le groupe apéritif avant JJ Grey & Mofro, probablement un des meilleurs concerts, de cette édition de l’Azkena Rock. Pour la première fois en Espagne, JJ Grey a complètement séduit le public avec sa belle voix. Ses acolytes étaient plus qu’à la hauteur, apportant de la fraîcheur nécessaire dans cette journée ensoleillée, avec un bon mélange de desert rock, rythm & blues ou du funk avec des cuivres.
On a changé de rythme mais pas d’intensité, car même si on s’attendait à un metal obscure avec de gros riffs de la part de Uncle acid & the Deadbeats leur devil-rock ambiancé avec les deux chants dissonants est un autre voyage vers la fin des années 60. Et ce n’est pas pour rien qu’ils ont été choisis pour tourner avec les maîtres du genre, Black Sabbath pour la prochaine tournée européenne d’automne.
La reformation des punks valencien Los zigarrosa rassemblé un grand nombre de fans. Les opinions étaient divisés entre ceux qui ne les verront pas et ceux qui encouragent cette nouvelle décision de programmer des vieux groupes de rock "estatal".
Le retour de Gov’t Mule au ARF est la preuve que l’organisation et le public étaient comblés de la précédente participation du power trio. L’occasion de se laisser emporter par les solos de l’ancien Allman Brothers Band, Warren Haynes, et le blues rock sudiste, un tantinet progressif de ces américains.
Avant le début du fest et quelques jours après l’annonce de la programmation définitive, beaucoup de critiques ont fustigés l’absence de tête d’affiche lors de la deuxième journée. En assistant au spectacle de The gaslight Anthem, on ne peut que confirmer que c’est l'un des groupes du moment et que même s'il est jeune, il est capable d'assurer la tête d’affiche d'un tel festival.
Plus tard sur la scène 2, on a vu que la musique du jeune trio WalkingPapers fait mouche sur le public. Clavier, batterie et chant/gratte. Originellement, Duff McKagan (ex-GNR) y joue à la basse mais, pour des raisons personnelles, il a dû annuler sa participation pour la tournée européenne.
JJ Grey and the Mofro (credits photo Tricinty)
On se dirige vers la scène 1 pour le dernier concert. Après un long (premier) speech du chanteur de Rocket From The Crypt, « speedo », les plus impatients (ou ceux qui ne comprenaient pas ce qu’il disait) ont hué et sifflé son éventuel état d’ébriété. Leur mécontentement n’a pas duré longtemps et les plus sceptiques ont eu l’effet d’une douche froide lorsque le groupe a balancé Middle, on a vu le premier pogo du fest et un grand sourire qui se dessinait sur le visage des curieux… Le leader des « mariachis » rockers a réussi à faire monter la température dans la foule et d'enlever les tee shirt à une vingtaine de personnes (malgré le froid). Le punk à cuivre festif de Rock From The Crypt était la cerise sur le gâteau pour clôturer cette édition et achever ces deux journées de Rockn'Roll. One for the money (pas trop), two for the show (assez).
Rocket from the Crypt (Credits photo Tricinty)
Pour le grand bonheur des 25.400 festivaliers, 20 groupes ont foulé les 2 scènes de l’ARF 2013. Ceux qui ont l’habitude de faire le pèlerinage ont senti une journée en moins, mais rien ne les a empêchés de découvrir d’excellentes formations sur scène, et c’est là un des points forts et une des raisons pour une majorité des fidèles pour ne pas louper ce rendez-vous. Je m’invite moi-même à le refaire pour revivre d’autres moments de son pur son.
Ceux qui déclarent que le Rock est mort sont ceux qui aimeraient qu’il soit mort. Les bons vieux groupes (têtes d’affiche) jouissent toujours d’un grand succès et les nouveaux forment une relève très prometteuse, qui loin de ressembler à des tribute band, ont leur propre identité et réussissent presque à nous téléporter dans les années 60/70. Les plus grosses influences sont le rock alternatif des 90’s ou Led Zeppelin, mais surtout Black Sabbath, avec des nuances modernes qui nous rappellent que nous sommes en 2013, l’année de la consécration de l’album 13 et de son entrée dans les charts.

Long live rock ’n’ roll 

vendredi 9 août 2013

Lazywall : L'boulevard to heaven

Une "scène Rock" ne peut exister sans promoteurs, festivals, salles pour promouvoir les artistes et leurs musiques, labels, une presse spécialisée, etc. Bien évidemment, il s’agit de schémas existants uniquement dans les pays traditionnellement Rock (dans l’underground même), ayant une industrie du disque qui fonctionne convenablement. Ailleurs, il ne faut surtout pas prétexter la crise (du disque), loin s’en faut. C’est singulier puisqu'au-delà de l’aspect économique, lié aux infrastructures, la volonté et la façon du public pour encourager ses artistes favoris est simplement... différente.

Dans le panorama du rock local marocain, Lazywall fait partie de ces rares groupes qui se dédient pleinement à leur musique dans une époque si hostile pour l’art indépendant en général, et le Rock alternatif ou autres sons distordus en particulier. Les deux frangins, Nao et Monz, se donnent entièrement à leur passion avec constance, depuis dix ans, et ils ne sont pas prêt de jeter l'éponge, puisqu'ils enchaînent les disques en respectant les codes de la culture à laquelle ils appartiennent - DIY, sans bénéficier d'une promo adéquate.


Il faut signaler aussi que très peu de groupes de musique actuelle ont sorti des albums au Maroc. Lazywall est en train de préparer un nouveau disque, successeur de Aporia's Bane (2012), et sa date de sortie est prévue pour le mois d’octobre, chez Souk Asylum Records. En attendant, ils viennent de réaliser une vidéo collage pour faire patienter leur fans. Aussi, les tangerois participeront au festival L’boulevard à Casablanca en compagnie de Breed of Burden et Dark Tranquillity, le samedi 21 septembre prochain.

Lazywall sur iTunes et facebook

mercredi 7 août 2013

James Labrie chante Soilwork ?

L'album solo de James Labrie vient de sortir et d'être mis en ligne, en streaming sur Revolver. Pour son troisième album solo, le chanteur de Dream Theater a encore été épaulé par son fidèle collaborateur Matt Guillory au synthé et à l'écriture des morceaux, le virtuose Marco Sfogli à la guitare, Peter Wildoer de Darkane à la batterie et aux screams puis pour la première fois Peter Wichers (co-fondateur de Soilwork) pour quelques compos et à la production. Ce dernier est sûrement derrière le changement profond dans le style, ce qui n'est pas du tout dérangeant, bien au contraire, c'est fresh. Il faut rappeler que mis à part le bon background du suédois en tant que compositeur (jusqu'à son départ de Soilwork en 2010) il est aussi connu pour avoir produit les derniers Darkest Hour et Nevermore, entre autres.
On note à la première écoute de ce Impermanent Resonance, le son typique swedish melodeath et un groove "Soilworkien". Labrie chante sur du Soilwork ? Rien de nouveau ni de déroutant. On kiffe (point)




mardi 6 août 2013

Wacken 2014 - Sold out

Le plus gros rassemblement au monde de Metalleux, Wacken open air est sold out pour la neuvième fois d'affilée. Le festival allemand soufflera sa 25ème bougie en 2014 et les 75.000 billets se sont vendus en moins de 48 heures.
Une première annonce de groupes a été faite le week end dernier, pendant le festival, communiquant donc la réunion et la participation des black metalleux Emperor, ainsi que King Diamond, Kreator, Iced Earth, Prong, Amon Amarth, Behemoth, Arch Enemy, Apocalyptica.


Obituary fait appel à ses fans pour enregistrer un nouv9l album

Le 2 août, le légendaire groupe de death metal, Obituary, a publié un appel sur kickstarter pour que ses fans puissent participer à la production de son futur et neuvième album. L'objectif étant fixé à 10.000 dollars a été atteint dés le premier jour. A l'heure ou j’écris (4 jours après le lancement de l'opération), la somme dépasse 16.000 $. Ce qui permettra d'enregistrer l'album, le presser, peut être bien de le promouvoir et de faire une tournée. En plus, ils ne sont pas loin de 20.000 $, la somme nécessaire pour sortir un documentaire tourné au fameux Morrisound studios à Tampa, là où tout a commencer pour ces floridiens.

Dans la vidéo (ci-dessous), on retrouve les frangins Tardy expliquant le pourquoi et le comment d'opter pour une campagne kickstarter pour et avec leurs fans, sans l'aide de label.

La campagne kickstarter est ouverte jusqu'au 16 septembre, et il y a plein de goodies en contre partie de l'aide fournie par les contributeurs. Kickstarter Obituary

mardi 23 juillet 2013

En route pour Leyendas del Rock Festival

Depuis 2006, le festival Leyendas del Rock réunit chaque année les groupes les plus influents du Heavy metal espagnol. L'histoire de ce festival remonte à la première moitié des années 80. Appelé Mazarock, pour son emplacement dans la municipalité de Mazarron dans la région de Murcia, ce rassemblement a connu son apogée et a réuni les meilleures formations au sommet de leur art. Baron Rojo ou Obús (entre autres), font partie des pionniers de cette scène qui ont su exécuter magistralement la NWOBHM en espagnol pour pouvoir défendre leur savoir faire et de tourner l'Europe en compagnie des plus grands noms du Heavy.

Cette année, pour sa 8ème édition le Leyendas del Rock ouvre ses portes le jeudi 8 août pour une première journée de Heavy-Rock avec une multitude de cover-bands (entrée gratuite), tandis que le plus consistant de la programmation commencera le lendemain, sur les trois scènes nommées "Mark Reale" -guitariste et compositeur de Riot, mort en 2012- "Jesus de la Rosa" -chanteur du mythique groupe Triana, décédé en 1983- et "Azucena" -chanteuse du groupe Santa, décédée en 2005, pour leur rendre hommage. Pour un peu plus d'exotisme et d’originalité, il faut regarder les horaires de cet unique festival, ça rock jusqu'à l'aube. Le dépaysement est garanti. Un vrai esprit de fête nocturne, les concerts commencent plus tard que dans d'autres fest et ça se termine avec des sessions DJ, Heavy Metal, bien évidemment.

Concernant la prog, c'est la seconde participation de la légende du Thrash teuton, Kreator au Leyendas del Rock, après celle de 2008. Le festival comprend pour la première fois un nombre très considérable de groupes étrangers, comme Ensiferum, Venom, Accept, Testament, Belphegor, Sabaton, Doro, Nashville Pussy, Dr. Living Dead, etc) preuve que les organisateurs s'ouvrent de plus en plus sur le panorama des légendes du Metal international et aussi sur d'autres genres que le heavy traditionnel, comparativement avec les éditions précédentes. La scène espagnole n'est pas en reste car c'est ce qui constitue le point fort de cet événement. C'est aussi l'occasion pour ceux qui ne connaissent pas l'actualité du Heavy espagnol (prononcé khébi) de (re)découvrir les nouvelles révélations ou de voir des dinosaures délivrant des shows aussi puissants qu'à leur début, il y a 30 ans, inconnus malheureusement en dehors de la sphère hispanique mais disposant d'un énorme talent.

"Larga vida al Rock and roll"

Le 8/9/10 aout à Villena dans la région d'Alicante, pour plus d'infos :

lundi 22 juillet 2013

Brutus : La révolution Death Metal d'Egypte

L'Egypte est depuis quelques mois à la une de l'actualité internationale. "Le printemps arabe", la révolte des "démocrates", la place Tahrir, les frères musulmans...etc. Tout le monde est au courant, mais ce qu'on ne savait pas c'est que pendant ces bouleversements, le groupe cairote Brutus, préparait sa propre révolution musicale... dans le studio.
Formé en 2007, au Caire, Ils font un mélange de Death metal et de Hardcore. Un metal moderne ravageur avec un solide chant Thrash-Death. On sent une production brute (comme leur nom), faite avec les moyens du bord, mais qui n'enlève rien à l'intensité des compositions. Honnêtement, Brutus n'a rien à envier aux groupes occidentaux.
Selon eux, leur "unique objectif est d'écrire des morceaux et sortir des albums". En 2010, ils sortent "All Roads Lead To Rome" puis font une pause de plus d'un an et se remettent à l'écriture en 2012. Avec la sortie de l'EP "Villains", le 4 juillet dernier, c'est un second objectif donc, qui est atteint.
Du lourd ya wala !

Ecoute et téléchargement gratuit de l'EP Villains, ici : http://brutusegypt.bandcamp.com/album/villains











Le groupe vient de publier sa première vidéo, God of Carnage.
Pour plus d'infos: www.facebook.com/brutusegypt

jeudi 18 juillet 2013

Syberia : Drawing a Future LP et une nouvelle vidéo

Hey, je profite de la récente mise en ligne du vidéo-clip de Syberia pour vous présenter ce groupe de Rock instrumental catalan. Le quintet (trois gratteux, un bassiste, un batteur) vient de dévoiler sa première vidéo, “Red Dawn” issu de son premier album « Drawing a future », un vrai petit bijou. Après un EP sorti en mars 2012, le groupe a réussi à relever le défi d’autoproduire et de sortir un album tout à fait alléchant pour se mettre dans l’ambiance d'enchainer les dates un peu partout dans la péninsule ibérique, depuis l’automne dernier. Il faut dire que si les choses vont vite c'est que les gars de Syberia savent fignoler leurs créations avec originalité et surtout qu'ils ont l’habitude de la scène puisque certains zikos ont déjà joué et acquis de l’expérience avec d’anciennes formations, comme Caronte ou Seventehate...
Il y a une décision délicate à prendre pour (presque) tous les groupes non anglophones débutants dans le monde ; «en quelle langue va-t-on chanter ?». Dans le cas de l’Espagne, c’est un peu plus compliqué car le marché hispanique et celui des musiques chantées en espagnol sont très importants. La donne a changé et les groupes souhaitent une plus grande expansion vers l’international. Dans le cas de groupes (instrumentaux) de Post Rock/Metal comme Syberia, cela va sans dire, le problème des lyrics, du style de chant ou de la langue est réglé d’office. Une nouvelle scène locale de post rock est en train de se constituer et de proliférer et elle se porte très bien puisque certaines formations commencent, en l’occurrence, à se démarquer et à s’exporter.

Les barcelonais Syberia suivent le pas de leurs compatriotes Toundra, et bien qu’il s’agisse des principaux représentants de ce genre dans le pays, l’approche de ces deux groupes est nettement différente (comme les jours, qui se suivent et ne se ressemblent pas). Si le son de ce premier disque contient quelques petites faiblesses au niveau de la production, cela reste cependant fort efficace. Le groupe a enregistré l’album à Atlantida Studios à Barcelone, offrant dix magnifiques morceaux qui apportent la fraîcheur dont on a besoin en été et la chaleur en hiver, et c’est parce que leurs instrumentaux font plus qu’un effet de régulateur de température (certifié ISO666), flattant l’émotionnel avec une subtile mélodicité. Si vous aimez Red Sparowes, Russian Circles… vous allez adorer Syberia.

L’esthétique est très bien soigné, avec une sérigraphie manuelle pour les très limités vinyles et CDs digipacks (un bijou, je vous dis). La pochette a été réalisée par le talentueux (Guitariste du groupe) Xavi Forné, Error design.

L'union fait la force. Le vinyle a été coédité par plusieurs labels locaux (Saltamarges-Odio Sonoro-Bcore-Radix-Les fleurs du mal-La agonia de vivir), ce qui permettra une plus grande visibilité pour le groupe. Il ne reste que peu de copies sur les 500 LP édités, tandis que les CDs sont déjà épuisés.

L'album Drawing a Future est en écoute ici: http://syberia.bandcamp.com/

Discographie :
Syberia EP (mars 2012)
Drawing a Future (septembre 2012)

lundi 15 juillet 2013

Shawn le clown de Slipknot fait ses débuts dans le cinoche

La BD américaine Officer Downe fait son chemin au grand écran. Shawn Crahan, le clown dans Slipknot va réaliser le projet qui sera basé sur un scénario original de Joe Casey (créateur avec Chris Bunham de ce comic).

Selon le Hollywood Reporter, Casey avec sa société Man of Action Studios produit le film en compagnie de Skip Williamson (Underworld, Crank) et Mark Neveldine, le réalisateur de Crank et de Ghost Rider. Cory Brenan, le manager de Slipknot, est le producteur exécutif.

Shawn Crahan est plus connu en tant que percussionniste (ou frappeur dans les tonneaux avec sa batte de baseball) dans Slipknot, il est un des membres fondateurs. Il a aussi réalisé plusieurs clips pour des groupes.


samedi 13 juillet 2013

Fleshgod Apocalypse : La beauté et la bestialité à la sauce italienne

Si vous n'êtes pas habitué au Brutal death metal vous n’entendrez que du bruit. Une sorte de Dimmu Borgir accéléré et (j'avoue) mieux élaboré en terme d'harmonies et d'arrangements. Fleshgod Apocalypse est probablement une des forces majeures dans la scène metal extreme de nos jours, et ce n'est pas leur nom "choquant" qui leur fera de la pub. En six ans de carrière, les italiens se sont positionnés comme une référence indéniable dans le Death Metal technique et symphonique, et Nuclear Blast a bien fait de miser sur eux en 2011... Quand Paganini rencontre Bal Sagoth ou Suffocation. 

Le quintet n'y va pas de main morte, surtout le batteur Francesco Paoli qui fait sans doute partie des batteurs les plus rapides dans le monde. Je vous invite à écouter l'animalité avec laquelle il bastonne ses fûts sur les reprises de Carcass, Heartwork ("Agony", NB 2011) ou celle de d'At The Gates, Blinded by Fear, issu de l'EP "Mafia" (Willowtip Records) en 2010. 

L'album sort durant le mois d’août 2013 chez Nuclear Blast. Le groupe démontre toujours sa fidélité d'enregistrer dans le même studio, 16th Cellar et avec le même ingé son, Stefano "Saul" Morabito. La pochette a été signé Colin Marks (Kataklysm, Scar Symmetry).
Le nouveau titre ici:

Discographie:

2009: Oracles
2010: Mafia (EP)
2011: Agony
2013: Labyrinth

vendredi 12 juillet 2013

Crossfaith - "We Are The Future"

Les japonais Crossfaith n'arrêtent pas de franchir les limites des genres, surfant entre le Metalcore et l'Electronica. Le troisème album Apocalyze sortira en août et pour faire patienter leur fans, ils viennent de balancer une vidéo dans laquelle ils révèlent, encore une fois, de nouveaux horizons d'innovation "Trancecore". 
No limit.


lundi 8 juillet 2013

Rotting Christ - Χ Ξ Σ

Le légendaire groupe grecque Rotting Christ vient de publier une nouvelle vidéo issue de leur 12ème album "Kata Ton Daimona Eaytoy", sorti en mars 2013. C'est une de leurs créations la plus "diabolique" avec une approche détailliste, en plus de 23 ans de carrière. Enregistré à Athènes (Deva Soundz Studio) et mixé/mastérisé en Suède (Fascination Street Studios)
666

http://www.rotting-christ.com/

dimanche 7 juillet 2013

Hela : Doom from Spain

Un nouveau groupe dans l’underground espagnol, né des cendres de plusieurs changements de formations et surtout du split de The Sand Collector, une formation de Stoner Rock séparée en 2012. Hela est un groupe de Heavy Rock de Elche, dans la région d’Alicante. Formé par des vétérans de la scène locale, les membres d’Hela font partie des zikos les plus actifs, créatifs et prolifiques en Espagne. Les 3 membres de TSC, ont décidé de continuer l’aventure et tenter une nouvelle expérience enthousiasmante, trouver un chanteur et un nom pour le band. C’est ainsi qu’ils ont contacté la chanteuse, Isabel Sierras, pour ce nouveau projet.


Le choix du nom pour ce nouveau projet n’est pas anodin. Hela, appelé aussi Hel dans la mythologie nordique, est la déesse des morts. Dotée d’un corps moitié beau, moitié putréfié. « Le son du band fait référence à la dualité corporelle de la déesse », mélodieux et obscur à la fois.

Même si leur musique est fortement influencée par le doom et le Psychedelic Rock, elle marie plusieurs genres traditionnels qu’on peut comparer (dans certains passages) à Subrosa, The Devil’s Blood ou encore Witch Mountain. Ils mettent du metal dans le doom, du sludge dans le stoner, etc

Broken Cross est un très bon début, complétement autoproduit. Six titres lourds bien évidemment, mais d’une puissance débordante, sorti en mai 2013. Le CD paru en juin a été co-produit par 5 labels locaux (Marchalenta Records, Discos Macarras, Odio Sonoro, Radix Records et Nooirax Producciones). http://hela.bigcartel.

Free listening here: http://hela.bandcamp.com/

LINGUA MORTIS ORCHESTRA

Le 2 août, Lingua Mortis Orchstra sortira son nouvel album, “LMO”. Le groupe a été formé par les trois musiciens de Rage Victor Smolski (guitare, clavier et violoncelle), Peavy Wagner (voix et basse) et André Hilgers (batterie) comme une continuation de l’album sorti en 1996 « Lingua Mortis » – Considéré comme un travail de pionnier à l’époque.

La grande partie de l’album a été composée par Victor Smolski qui a coopéré avec deux orchestres d’Espagne et de Biélorussie, élargissant le nombre de participants dans ce projet à plus de 100 personnes. 

“LMO” est un concept album sur la chasse aux sorcières dans le village allemand Gelnhausen en 1599, écrit par le chanteur Peavy Wagner et basé sur une histoire vraie. 
Mis à part les trois musiciens de Rage, deux chanteuses font parties de Lingua Mortis Orchestra de façon régulière: Jeannette Marchewka et Dana Harnge aussi qu'une contribution en tant qu’invité par Henning Basse (ex-Metallium), entre autres. 

Trailer introduisant les chants : ici
www.facebook.com/linguamortisorchestra 

mercredi 3 juillet 2013

Dark Tranquillity à Casablanca – L’boulevard festival

Extra ! Extra ! Les pionniers du Death Metal mélodique, Dark Tranquillity ont confirmé leur participation à la prochaine édition du festival L’boulevard, au stade du COC à Casablanca, le 21 septembre 2013.


Après le passage de plusieurs légendes de l’univers Metal (Kreator, Sepultura, Napalm Death,…) à ce très honorable festival casablancais, cette année, c’est au tour des suédois Dark Tranquillity de faire cracher les décibels, pour la première fois au Maroc. La première partie sera assurée par le groupe Maroco-britanique, Breed of Burden. Un jeune groupe londonien très prometteur.

Pour la présentation de leur nouvel opus, Construct, la machine DT s’est mise en marche bien avant la parution de l’album, sorti le 27 mai,  pour le défendre en concerts. Ils ont joué, entre autres, en Tunisie et au Dubai Rock Fest (Emirats Arabes Unis), en avril dernier et vont enchainer les festivals cet été.
Toutefois, il faut préciser que le bassiste Daniel Antonsson (ex-Soilwork), a quitté le groupe amicalement en début d’année, pour se consacrer à son instrument de prédilection -la gratte- et à ses projets, dans son propre studio. La basse fut enregistrée par le guitariste/compositeur Martin Henriksson. Du coup, le groupe a annoncé qu’il continuera de jouer sans bassiste.

Toujours fidèles à eux-mêmes et à leurs fans, cette dernière (et 10ème) production studio de l’un des fondateurs du "son de Göteborg" (avec In Flames et At the gates) se révèle comme une de leurs œuvres la plus complète depuis quelques temps. Dix titres qui démontrent la personnalité intacte du groupe, poursuivant la tendance d’expérimentation évolutive de ces dernières années.
Contrairement aux disques précédents, Construct contient moins de passage rapide laissant place à plus d’ambiances heavy. Un death metal plus sombre et toujours mélodique, sublime et de plus en plus élaboré. On retrouve le chant clair qu’ils ont délaissé pendant les années 2000, très bien exécuté par Mikael Stanne (What Only You Know).

Dans quelques mois, ceux qui n’ont jamais vu ce band, auront l’opportunité de vérifier en live la force de leurs compositions et l’énergie du melodeath dont ils sont les vrais précurseurs... Tout compte fait, c’est une belle affiche pour célébrer le retour du fest au stade du COC, pour le plus grand bonheur des fidèles adeptes du metal.

21 septembre 2013 à 20h
Au stade du COC, Casablanca – Maroc


vendredi 21 juin 2013

Breed of Burden: un Metalleux marocain à Londres

Par où commencer ?… Breed of Burden est un groupe, fondé par un marocain passionné de Metal. Comment l’ai-je découvert ? Il y a 2 ans, je suis tombé par hasard sur une piste audio du groupe sur le net. La première référence/comparaison qui m’est venu à l’esprit, est Arch Enemy (première période). En même temps, je m’aperçois avoir déjà rencontré le guitariste de ce band, Aladdin, une fois lors d’un concert… d’Arch Enemy, à Paris. Drôle de coïncidence ?!

A l’origine, Breed of Burden était un projet solo d’Aladdin Benmira, quand il vivait en France. Une sorte de one-man band. Depuis qu’il s’est installé à Londres, en 2011, il a composé et enregistré une première démo, tout seul. Et ce n’est qu’après avoir rencontré le chanteur, Joe Denby que les choses ont commencé à prendre une tournure plus sérieuse. Ils ont vite été rejoints par un bassiste, un guitariste et un batteur pour répéter et attaquer le live.

J’avoue que j’ai un faible pour Arch Enemy (première période-c’est important de le repréciser), la scène metal scandinave et de façon générale, le melodeath mais j’essaie d’être objectif car cette dernière décennie a connu un nombre incalculable de groupe de metal mélodique « signés » qui n’ont rien apporté à ce genre. De ce fait, le projet du marocain se démarque avec un premier mini-album autoproduit, original et présentant des perspectives surprenantes, sans forcément tomber dans le piège de la virtuosité et de la complexité à tout prix.

Tout effort est récompensé. La récompense ici, c’est un premier EP, sorti en mars 2012, subtilement soigné et très bien finalisé. Le moindre petit détail compte. Aladdin & co ont tout fait de façon très professionnel. La pochette est génialissime, signé Felipe Machado Franco (Blind Guardian, Rhapsody,…), l’enregistrement a été fait au studio Parlour (Napalm Death, Evile,…), et la 3ème cerises sur le gâteau, est le mixage et le mastering dans le fameux Fredman Studio, assuré par Frederik Nordstrom (At the gates, In flames, Arch Enemy). Rien que ça !?


Musicalement, dans cet EP, ‘The world is sick’, on trouve des riffs lancinants, du thrash musclé des 90`s, sur quelques morceaux, des passages de claviers bien prononcés (genre Crematory), des blastbeats, sur un titre une voix féminine suave, et on note bien évidemment l’influence metal scandinave ou NWOBHM tout au long du disque car on parle bien ici d’un groupe de Metal mélodique, ajoutant à cela le fait que la mise au point du mix/mastering a été faite par l’architecte sonore (cité plus haut) de la cultissime scène « metal de Gothenburg», une scène synonyme de melodeath. 

Sept titres, dont deux instrumentaux en 22 minutes, qui résument la direction que souhaite entreprendre la formation. En tout cas, un très intéressant début discographique, à suivre.


Le groupe Breed of Burden est programmé le prochain 21 septembre, à Casablanca, la ville d’où est originaire le guitariste/compositeur, Aladdin Benmira. 

Los de marras : Rock desde Valencia

"La vie est dure et difficile, et la survie quotidienne devient de plus en plus compliqué. Chaque pas en avant, chaque amélioration est un combat perdu d'avance, et la solution à notre conflit est en nous, en notre force, en notre lutte."

Avec ces prémisses d'effort, qui caractérisent Los De Marras, ils présentent la première vidéo de la bande, Malabares. Une histoire proche et honnête, comme la vie elle-même, selon le point de vue d'un musicien qui cherche dans son art, sa survie. Jour après jour, il est confronté à des difficultés, à l'impuissance et aux problèmes avec sa voix et sa guitare. Nos dangers et nos problèmes sont présents à chaque instant, mais on peut se laisser emporter par eux, ou à surmonter n'importe quoi. A la fin de l'histoire, ce dont on se souvient est de savoir comment nous nous sommes battus pour défendre nos rêves, nos droits, notre dignité ... Et ça c'est Malabares, une vraie chanson qui se bat pour survivre.


Clip réalisé par Reaktiu. www.reaktiu.com
'Malabares' est un titre extrait de leur dernier album "Oscuridad"

dimanche 16 juin 2013

Mentat : True Spanish Underground

Dans Dune, l’œuvre de Frank Herbert (adapté au cinéma par David Lynch), les Mentats sont de véritables ordinateurs humains, des citoyens entraînés pour un accomplissement suprême de la logique, avec justesse et généralement violents dans un environnement, souvent hostile. La ressemblance ici, est que le groupe espagnol n’intellectualise rien mais exécute à la perfection son expérimentation de Post Metal et Screamo. Le band fait tout de façon naturel et en live c’est presque surhumain.
Les influences de groupes comme Earth, Monarch ! ou Neurosis sont indéniables et même si on peut leur coller ces références, cela fait quinze ans que la musique de Mentat mue, en élargissant le paysage sonore, sans s’éloigner de la ligne directrice de leur première démo, pour créer un univers atypique et des sonorités oppressantes avec de somptueux arrangements. 

Le 7 juin, Mentat a donné rendez-vous à ceux qui ont collaboré, à une campagne de crowd-funding pour l’enregistrement du dernier album, afin de dévoiler les nouveaux titres composant son nouvel opus, "Antagonistas". A en croire ses membres, un concert historique pour le groupe et ses fans. Présenté au studio « Millenia » à Valence, dans la même salle où ils ont enregistré, le mois de mai dernier. (J’ai vraiment bien fait de ne pas louper ce rendez-vous).

En cette période difficile, c’est une bien meilleure façon de s’entraider et de faire participer les fans et les amis à produire un album, que d’essayer de tout faire soi-même ou de coéditer l’album avec d’autres labels, comme pour les 2 vinyles antérieurs. Dans le cas de cette opération, le duo a fabriqué manuellement des CDs (Tous épuisés). Ils lanceront une autre opération pour produire un vinyle.

Comme le grandiose précèdent LP, Amarillo Abisal, les 5 nouveaux titres constituant le nouvel album 'Antagonistas', contiennent presque tous les éléments cruciaux de cette paire d’amis, des riffs tranchants, des screams peinés, des nappes de claviers enveloppantes et… le chaos. Les contrepoints sont toujours bien travaillés. Sur scène, le batteur  Marc martèle puissamment son kit et (parfois) joue au synthétiseur et de ses pédaliers en même temps. Tandis que le chanteur guitariste, Javi interprète avec brio, un jeu de gratte assez technique et un chant d'outre tombe, le tout baigné dans un maelstrom d’effets, de samples et de progressions dissonantes. Somme toute, et après avoir réécouté le nouveau produit, c'est un LP mieux produit qui délivre encore une fois, une belle fusion hypnotique.

Pochette de l'album Antagonistas, en écoute ici: http://mentat.bandcamp.com/
Ceux qui apprécient la musique de Mentat ont pu découvrir, cette année, une autre facette du groupe. Il y a deux mois, le duo a présenté un ciné-concert du film « La chute de la maison Usher » de Jean Epstein (basé sur une nouvelle d’Edgar Allan Poe). Les ambiances obscures crées se mariaient à merveille avec la projection. La prestation est hyper synchro, à la fois sombre et magique.

Trailer du ciné-concert:



Complètement inconnus du grand public (en Espagne, malheureusement le projet n’a pas eu la reconnaissance méritée), c’est un effort que je ne saurais que trop vous conseiller si vous êtes friands du Doom metal et de ses variantes dronesque.

Pour des raisons personnelles, le groupe compte bien faire une pause indéfinie (peut-être, ils n’ont pas le choix). Ils feront un concert d’adieu le 29 juin, et une performance du ciné-concert susmentionné, la veille, dans leur village, là où tout a commencé.

Tous les albums sont en téléchargement gratuit, ici  http://mentat.bandcamp.com/

Discographie :

- Demo I-III (2001)
- Mentat Ep (2006)
- Inerte (2007)
- Amarillo Abisal (2008)
- Split Mentat / Cementerio (2012)
- Antagonistas (2013)

samedi 15 juin 2013

Dernière ligne droite avant l'Azkena Rock Festival


La 12ème édition du festival aura lieu le vendredi 28 et le samedi 29 juin à Mendizabala, Vitoria-Gasteiz au pays basque. L’équipe du festival de l’Azkena Rock vient de clôturer, il y a moins de deux semaines, la programmation. Malgré la réduction d’une journée (2 jours au lieu de 3 pour les précédentes éditions), pas moins de 20 groupes fouleront les planches du « festival de Rock le plus classe». Un choix, encore une fois, ultra pointu de Hard Rock, Rock alternatif, Rockabilly, Stoner… avec Smashing Pumpkins, The Black Crowes, Govt Mule, Rocket from The Crypt, The Sword, entre autres. En plus, les meilleurs DJs de Rock’N’Roll se produiront à partir de 3h du matin sur une des deux scènes.

Selon les promoteurs du festival, Last Tour International, cette semaine ont été annoncé les horaires et les noms des scènes. On découvre ainsi,  les hommages rendus à « Kevin Ayers » et « George Jones », deux pionniers respectivement du Rock psyché et de la country, morts cette année. C'est désormais, une tradition de baptiser les scènes du festival avec des noms d'artistes, récemment décédés. 

L’organisation a rappelé que, le jeudi 27 juin, aura lieu dans différents lieux de la capitale du pays basque, plusieurs concerts sous l’appellation de Osteguna Rock Festival, initié par une association culturelle locale.


vendredi 14 juin 2013

En studio avec Sepultura

Le guitariste de Sepultura, Andreas Kisser, se charge d’un « studio diary » en direct de Californie, via le site d’info brésilien Pernambuco. Il émet les mises à jour des actuels sessions de studio pour le prochain album du groupe. Le 13ème de sa carrière (encore un 13, oui).


Derrière la console, c'est le producteur Ross Robinson (Slipknot, Machine Head, Korn,...), avec lequel ils avaient enregistré l'album "Roots". 
C'est surtout, le premier album avec le nouveau, talentueux et très énergique batteur Eloy Casagrande, qui vient de terminer ses enregistrements. On le voit sur des vidéos détruisant son kit de batterie. Ross Robinson déclare, que c’est « le meilleur batteur avec lequel il a travaillé ». Un très grand compliment, connaissant la notoriété et la qualité des groupes qu'il a produit.
On découvre sur le blog des photos, des vidéos, des textes du journal... et on apprend comment Dave Lombardo (Ex Slayer) a débarqué par hasard dans le studio pour immortaliser un jam de batterie, qui figurera probablement sur l'album. 

jeudi 6 juin 2013

The Winery Dogs - Grrrr

The Winery Dogs, est un power trio constitué de trois vétérans du Rock, le batteur Mike Portnoy (Dream Theater, Avenged Sevenfold), le bassiste Billy Sheehan (David Lee Roth, Mr Big) et le chanteur guitariste Richie Kotzen (crédité sur des titres de Mr Big et Poison).


Depuis son départ de Dream Theater, l’électron libre, Mike Portnoy n’arrête pas de multiplier les projets; avec Flying Colors, Transatlantic,… De ce fait, nous avons deux infos dans ce post concernant le batteur mercenaire. Primo, l'ancien Dream Theater vient d’annoncer qu’il quittait Adrenaline Mob, groupe qu’il a formé avec le chanteur de Symphony X, Russell Allen, en 2011.
Secundo, on a l’impression que The Winery Dogs est devenu son projet principal. C'est le groupe avec lequel il se réjouit plus, compte tenu du haut niveau d’habilité instrumentale de ses membres pour faire un Heavy rock agressif, mais aussi mélodique et très accessible. Le supergroupe vient de lancer un nouveau clip (le troisième).

Portnoy déclare qu’il était « fier et honoré de travailler avec les plus grands musiciens sur notre planète ! Richie Kotzen a un incroyable talent, en tant que chanteur, guitariste et compositeur. The Winery Dogs va finalement lui accorder l’attention et la reconnaissance qu’il mérite amplement". Et qu’est-ce qu'on pourrais ajouter sur Billy Sheehan qui n’a pas encore était dit dans l'histoire du Hard Rock?

Le premier album auto-intitulé The Winery Dogs a été auto-produit et mixé par Jay Ruston (Anthrax, Stone Sour,…). La galette est déjà sortie le 15 mai au Japon, où ils commenceront une tournée mondiale, en juillet.

Pourvu que ça dure !


Les autres vidéos ici et